Publié le 12 août 2016

Le hérisson, l’ami du jardin

Durant les douces nuits d’été, les hérissons parcourent les jardins : ils ne font pas que passer ! Dévorant tous les nuisibles, ils sont les amis du jardinier. Prenez le temps de les observer, et apprenez à les protéger.

D’avril à septembre, en prêtant une oreille au jardin, vous entendrez peut-être parmi un brouhaha de petites bêtes les grognements et les soufflements du hérisson. La petite boule piquante dort toute la journée pour partir à la chasse, la nuit, de jardins en jardins. Il est carnivore et se nourrit de nos nuisibles comme les limaces, les escargots, les scarabées, les chenilles… et si vous avez oublié la gamelle du chat dehors, il se régalera bruyamment des restes. Une fois repéré, approchez-le calmement, laissez-le s’habituer à vous sans le gêner. Il se laisse observer facilement. A la moindre alerte, il se met en boule.

Chasseur hors pair, il débarrasse le potager de tous ses habitants indésirables. Avec lui, plus besoin d’insecticides ! Beaucoup plus écolo, le hérisson est une solution sans effets secondaires et bien sympathique pour sauver ses légumes…

Y-a-t-il un hérisson dans votre jardin ? Tentez de reconnaitre ses empreintes dans la boue ou sur le sable humide des chemins, on dirait de toutes petites mains. Leurs crottes sont un peu comme des crottes de souris, brillantes, avec des restes d’insectes.

Le hérisson reste à l’abri des lisières de forêt et des bocages tout l’hiver, attendant les beaux jours pour se mettre en route. Il peut alors parcourir de 3 à 10 ha en une nuit. Les dangers sont nombreux sur son chemin, et malgré ses piquants, le hérisson est fragile. Les routes lui sont fatales, ainsi que les piscines et les bassins, les animaux domestiques et les prédateurs naturels – fouines, renards, blaireaux… -, les insecticides toxiques, et les outils de jardin comme les débroussailleuses et les tondeuses.

Depuis 1981, le hérisson est une espèce protégée : apprenez les bons gestes pour préserver l’ami du jardin.

N’utilisez pas de produits insecticides toxiques, pour éviter que le hérisson n’ingère des insectes empoisonnés. Quelques emballages de produit précisent des mentions de dangerosité pour les hérissons.

Laissez flotter une planche en bois dans votre bassin ou dans votre piscine, pour permettre au hérisson de sortir de l’eau sans s’épuiser.

Ne laissez pas trainer de gobelets, sachets plastiques… autant de pièges mortels pour un hérisson.

Ne touchez pas aux bébés hérissons, ils seraient abandonnés par leurs parents.

Si vous avez l’astuce de placer des pièges à bière contre les limaces, choisissez de la bière sans alcool : les hérissons sont de grands amateurs de bière, et une fois ivres, ils ne savent plus se défendre !

Vous avez un nouvel habitant piquant dans votre jardin. Chouchoutez-le en installant un abri sans danger, et bien confortable : bol d’eau propre, croquettes pour chat… et votre ami se délectera d’une pension 3 étoiles. 

En savoir plus

Publié le 03 août 2016

Conseillers Terramie : formés pour former à leur tour !

Les 6 et 7 juillet, certains de nos conseillers ont suivi une formation dédiée, pour apprendre à mieux former le personnel soignant aux jardins thérapeutiques. Pédagogie, exercices et pratique nous perfectionnent régulièrement au cœur de notre métier : être au plus près des soignants et de leur quotidien.

Accompagner un geste, suivre un projet de jardinage, animer un atelier ou trouver de nouvelles idées autour du jardin font partie de la vie quotidienne des soignants. Pour une approche adaptée aux patients, pour un jardin lieu de vie, de renaissance, et vivant à travers le temps, tout cela s’apprend ! Dans le processus de création du jardin thérapeutique, Terramie consacre une part majeure à la formation du personnel soignant.

 

Nos franchisés doivent avoir la double compétence : professionnels spécialisés dans le jardin à visée thérapeutique, et formateurs sachant transmettre aux soignants. Au plus près de ces exigences, notre formation des 6 et 7 juillet s’est intéressée à la pédagogie, aux processus d’apprentissage, à l’animation de formation autour de deux grands axes :

-        La formation « Bienvenue au jardin », pour voir de plus près ce qu’est un jardin thérapeutique, comment l’utiliser en fonction des pathologies, quelles sont les précautions et les postures à prendre de la part des soignants

-        Une formation pour chaque saison, pour mieux utiliser l’outil jardin en harmonie avec chaque saison, en intérieur ou en extérieur, avec des idées d’ateliers ou d’événements…

L’intérêt d’une telle formation Terramie est aussi le simple plaisir de se retrouver entre « Terramiens », d’échanger sur le quotidien sur le terrain, sur les actus de la santé, sur des astuces de jardinier… L’inspiration, la complicité entre les personnes et la force du réseau naissent de ces moments uniques, que l’on partage comme une famille. C’est ça la famille Terramie !  

En savoir plus

Ils témoignent...

CLAUDINE, 32 ans, infirmière Diplômée d’Etat, travaille en unité de vie Alzheimer au sein d’un EHPAD

« J’ai été surprise de l’impact que le jardin a eu sur la qualité de sommeil de Louise. Cette mamie de 78 ans atteinte de la maladie d’Alzheimer avait des difficultés à s’endormir et à dormir toute la nuit. Dès qu’elle a commencé à sortir au jardin, elle a posé moins de problème pour se coucher le soir et a commencé à avoir un meilleur cycle de sommeil. On a donc réduit la prise de médicaments. »

MATHILDE, animatrice en PASA (Pôle d’Activités et de Soins Adaptés)

« Nous avons un monsieur qui est sujet à de régulières crises d’angoisse. Il peut même devenir violent. Il a compris qu’aller au jardin thérapeutique du PASA lui permettait de se calmer. Chaque fois qu’il sent l’angoisse monter, il sort et marche et marche encore. Il revient à l’intérieur, sa crise est passée. »

Jean-Claude, 58 ans

« Vous savez, quand on est touché par un cancer, on doit être fort mentalement pour accepter les protocoles, les effets secondaires, la fatigue… Moi, chaque fois que j’avais une séance de chimio, je m’arrangeais pour arriver à l’hôpital 30 mn avant. Ca me permettait de passer une demi-heure dans le jardin thérapeutique du CHU. Je me sentais relié à la nature, à la vie. Ca m’aidait à faire le plein d’énergie et à faire face. Je crois vraiment que ça m’a bien aidé à trouver la force de me soigner.  »