Publié le 05 décembre 2016

Le mouvement Ecoé

Fondé sur les valeurs d’écoute, de bienveillance, d’empathie, Ecoé base son déploiement sur l'attitude de l'accompagnement : accompagnement des personnes fragilisées, formations à l’accompagnement dans le cadre professionnel du management...  L’approche d’Ecoé, déjà évoquée, a séduit Terramie pour ses solutions au plus près de l’humain : méditation, bienveillance et neurosciences... nous avons échangé avec Cathy Blanc, docteur en médecine et directrice de l’institut Ecoé.

De l’accompagnement à la formation

L'association Ecoé, anciennement Tonglen, est née en 1994 pour un accompagnement d'écoute des personnes qui en expriment le besoin. Plusieurs fois par an, les bénévoles de l’association accueillent dans des séminaires des personnes qui sont en difficulté ou en recherche d’une meilleure relation avec eux-mêmes et aux autres. Les bénévoles accompagnent en institution – services hospitaliers, gériatrie, unités de soins palliatifs...- ainsi qu'à travers des groupes de médiation et de partage, dans le milieu carcéral notamment.

Valorisation des relations, bienveillance envers l’autre... les bienfaits de l’approche se sont aujourd’hui étendus au milieu professionnel : l’institut Ecoé a été créé pour apporter ces valeurs au sein des établissements hospitaliers comme en entreprise, afin d'y développer un management humain qui mise sur une intelligence collective.

« Le tout n’est pas égal à la somme des parties »

Une dynamique de groupe épanouissante ne peut vivre que si chacun trouve sa place dans l’équipe. L’accent est donc mis sur l’écoute, la communication, sur la revalorisation de la place de chacun par un format de management participatif. En équipe, l’autre a toujours des capacités sur lesquelles s’appuyer.

Grandes entreprises privées, personnel soignant, travailleurs sociaux... les formations sont sollicitées par tous les types de professions.

Au travail, faire une « pause »

Parmi les méthodes utilisées, la « pause » est systématiquement proposée par Ecoé. Elle est un temps de méditation, on s’arrête pour prendre le temps, un temps nécessaire au milieu de l’agitation. C’est d’abord une détente, un temps de relaxation qui va limiter le stress et l’épuisement d’un « bruit » constant. La « pause » est aussi un outil pour se rendre plus disponible. S’arrêter, respirer, écouter, rend plus attentif et aussi plus présent à soi et à l'autre. La « pause » est aussi un temps pour ressentir et prendre conscience de ses émotions, pour ne pas agir sous le coup de celles-ci, ni sous le coup du jugement. La "pause" est un temps où notre esprit sait  se clarifier et se relier à os compétences pour agir de façon fluide et appropriée. Enfin, la « pause » est un temps de réflexion- contemplation- toujours nécessaire, un temps cognitif qu’on laisse à la mémoire pour emmagasiner l’information, notamment en fin de réunion.

Et pourquoi ne pas faire cette « pause » au jardin ? Autour de cette pause bienfaisante, Terramie rejoint Ecoé. Au sein d’une institution médicalisée, le jardin thérapeutique pourrait être un lieu de « pause » privilégié, où l’on s’apaise, où l’on porte plus d’attention à l’instant comme à l’environnement qui nous entoure. Pour le personnel soignant, cette pause au jardin permet de sortir de l’institution, des rythmes et des contraintes anxiogènes du métier, pour me se recentrer sur l’essentiel : le soin aux personnes.

Rogers et Varela : les fondements éthiques, scientifiques, philosophiques d’Ecoé

«  Quelque chose qui me paraît essentiel est de ne pas en faire une nouvelle morale » 

Cathy Blanc insiste sur le fait qu’Ecoé n’est pas une nouvelle morale, qu’il n’y a pas d’injonction à la bienveillance. L’important est de savoir mettre en place des outils pour vivre en cohérence avec ses valeurs. Cela rejoint la congruence, notion utilisée par Carl Rogers pour évoquer l’équilibre entre l’idée que l’on a de soi, son idéal, et son vécu. Le psychologue américain en fait la clé de l’épanouissement personnel et surtout de la "relation d'aide".

Sciences humaines et sociales, sciences cognitives, neurologie... Ecoé se base aussi sur les sagesses fondatrices de l’humanité, là où le bouddhisme et la philosophie grecque se rencontrent. Médecin du travail, homéopathe, acupuncteur, le docteur Blanc s’est tournée vers l’autre vulnérable, inspirée par les travaux de Rogers, Morin, mais aussi du neurobiologiste et philosophe Varela. Dans la lignée de l’institut Mind & Life, sagesses traditionnelles, sciences neurocognitives et pratiques contemplatives s’enrichissent dans une démarche globale de santé et de bien-être.

« Bienveillance, solidarité, intégrité » : Terramie s’attache aux valeurs promues par Ecoé dans la conception et la création de jardins thérapeutiques comme dans le fonctionnement de la franchise et le management des franchisés, pour que l’épanouissement de chacun fasse fleurir nos jardins !

Nous remercions le Docteur Cathy Blanc pour cet échange passionnant.

Pour en savoir plus :

En savoir plus

Publié le 13 octobre 2016

Des écoliers au jardin, avec Sandrine Alibert

Cette année, notre conseillère Terramie Sandrine Alibert propose des ateliers de jardinage dans le cadre d’un accueil périscolaire. Tous les vendredis après la classe, les enfants dessinent leur jardin, sèment, plantent, cueillent... En pleine nature et au grand air, il n’y a pas que les végétaux qui poussent, et l’on voit les enfants s’épanouir comme des fleurs de printemps.

A l’école, les journées sont un peu longues, et l’on a vraiment besoin de se dégourdir les jambes après la classe. Sandrine a alors eu l’idée d’animer des ateliers de jardinage pour les enfants d’une petite école de village dans l’Aveyron : elle les accueille tous les vendredis après-midi, après 15h, pour une heure de « mise au vert ».

Dynamique et organisée, Sandrine sait motiver les enfants. Elle les intéresse d’abord à la conception du jardin. Ils aiment dessiner, ils aiment l’informatique : ça tombe bien ! Grâce à son logiciel de dessin, elle invite d’abord les plus grands à conceptualiser le jardin. Chacun choisi les espèces qu’il aimerait voir, puis les place sur une vue 3D commune au groupe : Ils font tout tout seuls, comme des grands, et tous ensemble. Sandrine veille et accompagne. Les plus petits peuvent prendre part au projet avec du papier et des crayons. 

L’objectif est fixé, Sandrine accompagnera les étapes de la réalisation. Ecoutés, les enfants se sentent responsabilisés : c’est eux qui décident, et ils en sont fiers. En confiance, ils ont envie d’aller plus loin.

Il est ensuite temps de préparer la terre, semer, repiquer... tout en respectant les saisons, attention ! Pour la dizaine d’enfants, c’est là l’occasion d’apprendre les cycles végétaux et un peu de vocabulaire, des formes et des couleurs... Sciences naturelles, français, maths, arts plastiques, tout est là, et l’on ne s’ennuie pas. Et si l’on a besoin de bouger, on peut toujours courir un peu.

Créer ensemble n’est pas toujours évident, surtout après une grosse semaine de vie en commun. Mais l’entraide vient vite remplacer les conflits, et les enfants comprennent que chacun a un rôle à jouer. Ils apprennent à dialoguer, à partager des ressentis, des émotions... la valeur thérapeutique du jardin n’est pas loin. Les ateliers de jardinage leur permettent de finir la semaine sur une note apaisante et amusante.

Sandrine s’attache à donner un maximum pour que l’atelier soit ludique, toujours un bon moment à partager. Répondre aux envies, être présents... les enfants sont demandeurs, et tant mieux. Ils sont toujours heureux de croiser Sandrine, et la semaine dernière, celle-ci a reçu un beau dessin d’une petite fille, en cadeau.

Bientôt, le froid et la pluie seront de la partie, il faudra faire avec. Qu’à cela ne tienne, Sandrine a prévu de belles animations de saison, entre décoration automnale et compositions pour Noël. Ils pourront rapporter un petit quelque chose à la maison, et pourront partager tout ce qu’ils ont appris.

Le jardin : que du bonheur ! 

Les vues 3D présentées ont été réalisées et transmises par Jules, 8 ans : merci Jules ! Vous pouvez admirez les images du diaporama ci-dessous, en les faisant glisser de droite à gauche. 

Projet en 3D du jardin
Projet en 3D du jardin
Projet 3D du jardin
Projet 3D du jardin
Projet 3D du jardin
Projet 3D du jardin
Le jardin des enfants
Le jardin des enfants
Le plan 2D du jardin, par Sandrine
Le plan 2D du jardin, par Sandrine

Sandrine Alibert est conseillère Terramie pour les départements de l'Aveyron, du Cantal, de la Lozère, du Lot et du Tarn.

Vous pouvez la contacter au 06 80 14 97 21, ou par mail à sandrine.alibert@terramie.fr

En savoir plus

Ils témoignent...

CLAUDINE, 32 ans, infirmière Diplômée d’Etat, travaille en unité de vie Alzheimer au sein d’un EHPAD

« J’ai été surprise de l’impact que le jardin a eu sur la qualité de sommeil de Louise. Cette mamie de 78 ans atteinte de la maladie d’Alzheimer avait des difficultés à s’endormir et à dormir toute la nuit. Dès qu’elle a commencé à sortir au jardin, elle a posé moins de problème pour se coucher le soir et a commencé à avoir un meilleur cycle de sommeil. On a donc réduit la prise de médicaments. »

MATHILDE, animatrice en PASA (Pôle d’Activités et de Soins Adaptés)

« Nous avons un monsieur qui est sujet à de régulières crises d’angoisse. Il peut même devenir violent. Il a compris qu’aller au jardin thérapeutique du PASA lui permettait de se calmer. Chaque fois qu’il sent l’angoisse monter, il sort et marche et marche encore. Il revient à l’intérieur, sa crise est passée. »

Jean-Claude, 58 ans

« Vous savez, quand on est touché par un cancer, on doit être fort mentalement pour accepter les protocoles, les effets secondaires, la fatigue… Moi, chaque fois que j’avais une séance de chimio, je m’arrangeais pour arriver à l’hôpital 30 mn avant. Ca me permettait de passer une demi-heure dans le jardin thérapeutique du CHU. Je me sentais relié à la nature, à la vie. Ca m’aidait à faire le plein d’énergie et à faire face. Je crois vraiment que ça m’a bien aidé à trouver la force de me soigner.  »