Publié le 13 janvier 2017

Les nombreuses vertus du gratte-cul

A la fin de l’automne, les bordures de chemins et les haies en broussaille se parent des baies rouges et poilues, les gratte-culs. Ils font rire les enfants, sont un délice en cuisine, et offrent un plein de vitamines pour mieux traverser l’hiver.

Le très populaire gratte-cul est le faux-fruit du cynorhodon, également appelé rosier sauvage, églantier ou gousson. Il pousse des buissons frissonnants de l’Alaska aux garrigues arméniennes en passant par nos petits chemins de campagne européens. Sauvage, il est 100 % terroir, et les connaisseurs ne s’y sont pas trompés : il se déguste à toutes les sauces...

En France, on l’appelle ainsi car il est connu pour fournir le poil-à-gratter des vilains garnements. Au début de sa maturation, les étamines séchées forment, à la pointe du fruit, une petite houppette de poils urticants et très désagréables une fois glissés dans le col. Il faut prendre soin de les enlever avant de déguster... sous peine de gratouilles digestives ! Mieux vaut cueillir le fruit à maturité, lorsque presque tous les poils sont tombés.

On le cueille dans les champs, au fond des jardins, dans les haies... pour en extraire la pulpe et en faire de délicieuses confitures et gelées naturelles et peu sucrées, des sirops, des alcools apéritifs, ou des tisanes. On les déguste aussi cuits, en baies, dans les sauces accompagnant la volaille ou le poisson. Son goût acidulé relève le sucré comme le salé. Son utilisation est une tradition vieille comme le monde, et ses spécialités – confitures, sirops, bocaux – sont souvent étiquetées «églantier ».

Autour de la mer Noire, on le sert en infusion, en Alaska il accompagne le poisson. C’était une base de la nutrition des marins et explorateurs d’Amérique du Nord, avec la viande séchée, à l’image du pemmican des tribus amérindiennes. Hormis son goût, il est apprécié pour sa richesse en vitamine C : une baie en contiendrait 20 fois plus qu’un agrume. Il préservait alors du scorbut, et donnait les forces nécessaires face au grand froid. Avec des propriétés diurétiques et astringentes, des vitamines A, B1 et B2, il est antiseptique et antigrippal : il arrive à point nommé pour vaincre les petits rhumes de saison et donner un petit coup de pouce à son immunité.

Et si vous laissiez une petite place à l’églantier au fond de votre jardin ? Rustique, résistant, il est facile à entretenir. Pour de plus beaux fruits, faites-lui une place au soleil. Bonne cueillette ! 

En savoir plus

Publié le 02 janvier 2017

Une belle et lumineuse année 2017 !

Bye bye 2016 !

Parce que « toutes les fleurs de l’avenir sont dans les semences d’aujourd’hui » (proverbe chinois), toute l’équipe de Terramie vous souhaite une belle et lumineuse année 2017.

Nous vous souhaitons de savourer chaque instant près de ceux qui vous sont chers, de vivre pleinement les moments simples, beaux et naturels au jardin, de goûter aux plaisirs de la nature.

Nous vous souhaitons de parvenir à accepter les difficultés et de savoir provoquer les moments doux. N’oubliez pas ! Le jardin apaise, donne du sens et de la vie !

           Bonne année 2017

En savoir plus

Ils témoignent...

CLAUDINE, 32 ans, infirmière Diplômée d’Etat, travaille en unité de vie Alzheimer au sein d’un EHPAD

« J’ai été surprise de l’impact que le jardin a eu sur la qualité de sommeil de Louise. Cette mamie de 78 ans atteinte de la maladie d’Alzheimer avait des difficultés à s’endormir et à dormir toute la nuit. Dès qu’elle a commencé à sortir au jardin, elle a posé moins de problème pour se coucher le soir et a commencé à avoir un meilleur cycle de sommeil. On a donc réduit la prise de médicaments. »

MATHILDE, animatrice en PASA (Pôle d’Activités et de Soins Adaptés)

« Nous avons un monsieur qui est sujet à de régulières crises d’angoisse. Il peut même devenir violent. Il a compris qu’aller au jardin thérapeutique du PASA lui permettait de se calmer. Chaque fois qu’il sent l’angoisse monter, il sort et marche et marche encore. Il revient à l’intérieur, sa crise est passée. »

Jean-Claude, 58 ans

« Vous savez, quand on est touché par un cancer, on doit être fort mentalement pour accepter les protocoles, les effets secondaires, la fatigue… Moi, chaque fois que j’avais une séance de chimio, je m’arrangeais pour arriver à l’hôpital 30 mn avant. Ca me permettait de passer une demi-heure dans le jardin thérapeutique du CHU. Je me sentais relié à la nature, à la vie. Ca m’aidait à faire le plein d’énergie et à faire face. Je crois vraiment que ça m’a bien aidé à trouver la force de me soigner.  »