Actualités Terramie

Publiée le 16 octobre 2017

Anne-Sophie Guilbot, notre nouvelle conseillère !

Anne-Sophie Guilbot
Anne-Sophie Guilbot

Quittant les longues plages de l’île de Ré pour s’installer dans les vignobles bordelais, Anne-Sophie Guilbot fait désormais partie de l’équipe Terramie ! Communicante humaniste, elle parcourt les routes de Gironde (33) et du Lot-et-Garonne (47) pour faire fleurir des jardins thérapeutiques.

Une vocation pour le soin, une « richesse humaine »

Accompagner, transmettre… pour Anne-Sophie, le bien-être de ceux qui enseignent et aident à grandir devient une mission.

Avec l’éducation pour projet commun, elle prend soin des professionnels enseignants et salariés pendant une quinzaine d’années pour un établissement scolaire de La Rochelle. Engagée pour la valorisation de la Personne et la qualité de vie au travail, elle préfère parler de « richesses humaines » plutôt que de « ressources humaines ».

Elle développe alors les travaux en mode projet, et découvre la richesse des échanges pluridisciplinaires, la diversité de tout ce que les personnes peuvent s’apporter mutuellement. L’envie d’aller vers le domaine des soins à la personne s’affirme avec évidence.

La rencontre avec Terramie, une nouvelle approche du soin

Anne-Sophie a envie de créer et d’en apprendre toujours plus, lorsqu’elle rencontre Terramie et son concept de jardins à visée thérapeutique.

Terramie s’impose comme une réponse à son besoin de s’engager avec une contribution plus concrète dans les enjeux sociétaux actuels : la santé, l’environnement, l’outil jardin représente une nouvelle pratique de soin, naturelle et au plus près des personnes.

Jardinière amatrice, elle avait même envisagé une formation de fleuriste, pour mettre de la couleur dans toutes les vies ! C’est probablement de son ADN insulaire, qu’elle a tissé un lien authentique entre elle et les éléments : elle a toujours vécu la nature et le jardin comme une ouverture, un espace de liberté et d’autonomie.

Et si la force de vie de la nature pouvait se transmettre ? C’est décidé, Anne-Sophie accompagnera les projets de jardins à visée thérapeutique.

Le conseiller Terramie, comme un facilitateur

Depuis le mois de juin, Anne-Sophie a multiplié les échanges avec toute notre équipe. « Innovant », « enthousiasmant », « plein d’énergie positive »… elle s’engage sans peur dans l’aventure !

Avec Terramie, Anne-Sophie pourra porter une éthique du soin, au service des personnes vulnérables comme des soignants. C’est pour elle, un moyen de se positionner comme un relais, sur lequel les professionnels de la santé et du prendre soin peuvent compter : Elle incarne plus volontiers le rôle du facilitateur à celui du spécialiste, et préfère mobiliser plutôt que dicter, accompagner chacun – soignant comme patient - dans l’accomplissement de ses propres richesses. C’est ce qui fait que chaque jardin est unique et adapté

Bienvenue, Anne-Sophie !

Pour contacter Anne-Sophie Guilbot : 06 18 42 65 13
asophie.guilbot@terramie.fr
17 rue Notre Dame
33230 GUITRES

L’aventure Terramie vous tente ? N’hésitez pas à nous contacter

Publiée le 05 octobre 2017

Un nouveau jardin Terramie pour les personnes handicapées

le jardin thérapeutique de l'ADAPEI de ST-Dié des Vosges
Le jardin thérapeutique de l'ADAPEI de St-Dié-des-Vosges

Le 17 juillet, l’ADAPEI 88 de Saint-Dié des Vosges a inauguré son jardin thérapeutique, destiné à l’accompagnement des personnes handicapées mentales. Après plusieurs années d’étroite collaboration entre accompagnants et résidents, le jardin de vie a vu le jour juste à temps pour la grande fête de l’été !

Des plantes aromatiques, des fleurs tout au long de l’année, un mobilier de jardin pour se reposer entre quelques pas… le nouveau jardin thérapeutique a ravi les résidents et leur famille. La grande fête de l’été, traditionnelle pour le foyer du Patio, a été l’occasion de profiter de l’aboutissement d’un long projet commun.

Résidents, personnel accompagnant, équipe de direction : tout le monde a su travailler main dans la main autour de l’idée d’un jardin pour se promener, pour observer, pour écouter, pour sentir. Chacun a participé à la construction du jardin de vie, mettant la main à la pâte en installant les bacs, en plantant les massifs, en peignant le mobilier.

Sous l’accompagnement de Philippe Pauchard, co-fondateur de Terramie et paysagiste, la création du jardin a été aussi bienfaisante que le sera, au court des années, le jardin lui-même. Laurianne Petit, éducatrice spécialisée, témoigne d’un apaisement des comportements des résidents : « Le fait de toucher la terre rappelle à beaucoup leur enfance »[1].

Avoir créé soi-même son propre jardin, c’est aussi lui donner du sens et le faire sien. Le jardin thérapeutique est, pour les personnes handicapées mentales du foyer du Patio, un endroit bien à elles, rassurant comme un cocon.

« Choisir de planter un chêne au fond du jardin et y installer à son pied un banc n’est pas dû au hasard. L’arbre a un effet sécurisant et le chêne représente la force, les résidents se sentent rassurés et protégés. […] Cette approche a un effet quasi immédiat et nous arrivons même à quantifier la baisse de médicaments par rapport à la création de jardins de ce type »[2] Philippe Pauchard.

Le jardin thérapeutique est un lieu de vie de plein air, un lieu d’occupations et d’animations comme d’apaisement, un support privilégié pour les échanges sociaux et pour le maintien de l’autonomie. Créé par les résidents et pour les résidents, il s’intègre parfaitement aux structures spécialisées dans l’accueil des personnes handicapées mentales comme les FAS – Foyer d’accueil spécialisé- ou les FAM – Foyer d’accueil médicalisé, à l’image du foyer du Patio. Et comme il est au cœur d’une vie en commun, il est source de bienfaits aussi pour les accompagnants !

Terramie a été ravie de participer à un si beau projet !



[2] Idem 

Publiée le 18 septembre 2017

Alzheimer : le jardin thérapeutique, pour retrouver l’estime de soi grâce au don- Communiqué de presse

Journée mondiale Alzheimer
Journée Mondiale Alzheimer

Lien social, don de soi, partage de connaissances : des notions intrasèques à l’être humain mais que la plupart des malades Alzheimer, souvent isolés de la société, ne ressentent plus. C’est pour redonner du sens à la vie, se sentir utiles et s’ouvrir à nouveau à différents centres d’intérêts que les jardins thérapeutiques ont été créés.  Ils stimulent l’intérêt des résidents tout en les responsabilisant, favorisent le lien social et le maintien de l’autonomie. Au jardin, le don de soi est développé ainsi que le partage d’expériences et de conseils. Chacun donne de son temps, pour exister, à nouveau.

Participer à des projets pour se sentir vivant

Une journée pluvieuse à l’EHPAD du Château d’Eve. Les résidents regardent le parc de la résidence, un vaste extérieur inexploité. C’est alors que trois d’entre eux ont la même idée : transformer cet espace pour en faire un véritable lieu de vie. Un jardin thérapeutique voit le jour plusieurs mois plus tard grâce à Terramie, réseau spécialisé en création et accompagnement de jardins à visée thérapeutique.

« Dès le début, nous avons intégré les résidents qui le souhaitaient à la création du jardin thérapeutique. Ils ont participé pleinement en nous donnant de précieux conseils d’élaboration et en nous orientant dans le choix de certaines plantes. Aujourd’hui encore M Biron, l’un des résidents,  nous conseille sur les gestes et les soins à apporter au jardin » déclare Beba Stojanovic, Directrice de l’EHPAD du Château d’Eve, dans l’Oise.

Rendre service, donner des conseils, participer à la création d’un projet : toutes ces notions de don sont développées par l’Ehpad et permettent aux résidents d’exister. Une valeur qui prend tout son sens au jardin.

Au jardin, on donne de son temps et on partage son expérience

Dans un jardin thérapeutique, les patients Alzheimer sont responsables d’une tâche précise : certains vont enlever les mauvaises herbes, pendant que d’autres vont arroser ou encore récolter les tomates pour la soupe du soir. L’idée est de stimuler leur intérêt tout en les responsabillisant.

« La plupart des résidents ont eu un jardin autrefois et le fait de se retrouver dans un univers qu’ils ont bien connu fait remonter les souvenirs de la mémoire ancienne » précise Nathalie Joulié Morand, Directrice développement chez Terramie.

En sortant d'un lieu habituellement clos pour être en lien avec la nature, donc avec la vie, il va retrouver les loisirs qu'il avait avant, activant ainsi la réminiscence et l’intérêt.

Encourager l’autonomie et les initiatives

« Lorsqu’une personne entre en institution, on ne lui demande plus rien, elle ne peut plus donner son avis ni apporter de conseils : la personne n’existe plus et perd souvent toute socialisation. Au nom de la maladie, on la protège trop, on aseptise son environnement. On a tendance à faire trop de choses à sa place » poursuite Nathalie Joulié Morand.

Donner des conseils de jardinage ou de météo, permet au résident de participer donc d’exister, améliorant ainsi l’estime de soi.

Si le partage et le don sont bénéfiques pour le patient, ils le sont aussi pour les aidants et la famille. En voyant l’être aimé et malade en établissement, l’aidant peut, bien souvent, mal vivre l’institutionnalisation de la personne atteinte d’Alzheimer. C’est pour l’aidant, le signe que la personne a perdu son autonomie. Mais observer cette même personne, au cœur du jardin, donner d’elle-même, est pour lui d’un profond réconfort. C’est une façon de retrouver une part de la personne aimée d’avant la maladie. Et pour les membres de la famille, cela permet de visiter la personne atteinte d’Alzheimer avec une autre perception de celle-ci. La voir jardiner avec les gestes d’autrefois et offrir les tomates cerise rend le ressenti plus doux.

Le point de vue du Dr Kariger, médecin référent gériatrie chez Terramie :

 « Plus on vieillit et moins on veut prendre de risques. Les soignants évitent souvent les risques pour le soigné. Mais sans risques, il n’y a plus de vie. Vieillir, c’est d’abord la perte d’adaptation. Il faut s’appuyer sur des capacités préservées. Chaque chose que l’on fait à la place d’une personne âgée est une chose qu’on lui enlève. Le jardin thérapeutique répond à ces notions ; il permet d’encourager leur autonomie et leurs initiatives. Il leur permet aussi de faire des choses autour d’ateliers, cela donne du sens à ce qu’ils font »

 

Pour en savoir plus sur Alzheimer et les maladies apparentées, pour faire un don, pour retrouver toutes les actions en France... rendez-vous sur le site Journée Mondiale Alzheimer

Actualités précédentes :

25 juillet 2017 | Découvrez le jardin thérapeutique de l'EHPAD du Château d'Eve

10 juillet 2017 |

14 mars 2017 | L’autisme au jardin thérapeutique : rencontre avec Magali Coudon, psychologue référenteTerramie

02 mars 2017 | Terramie, nominé aux trophées Silver Eco 2017 !

19 janvier 2017 | Le séminaire Terramie

02 janvier 2017 | Belle et lumineuse année 2017 !

19 décembre 2016 | Formation : la création du jardin thérapeutique

13 octobre 2016 | Des écoliers au jardin, avec Sandrine Alibert

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