La santé au jardin 

Publié le 27 juin 2017

Flower power, le pouvoir des fleurs

Affiche du festival international des jardins
affiche du festival international des jardins
Du 20 avril au 5 novembre, les fleurs prennent le pouvoir au domaine de Chaumont sur Loire. Séduction, charme, soin ou poison… à l’occasion de son festival international des jardins, le domaine explore le pouvoir des fleurs.

Le festival international des jardins

Depuis 1992, le festival des jardins du domaine du château de Chaumont-sur-Loire est devenu un évènement incontournable pour les professionnels comme les passionnés amateurs d’horticultures.

Chaque année est présenté un ensemble de jardins reprenant le thème annuel, comme autant de tableaux d’une exposition. De jour, on découvre des formes, des sons, des couleurs, et les soirs d’été, les « jardins de lumière » se découvrent à la lueur des illuminations.

Et tout au long de l’année, les jardins pérennes sont une exposition permanente où, au bord de la rivière, on peut flâner dans les brumes, méditer, découvrir…

L’édition 2017

Cette année, le domaine fait la part belle aux fleurs et à leur pouvoir : 26 jardins mettent en scène la séduction, les charmes, les soins, ou les dangers que représentent les fleurs dans l’imaginaire des hommes.

« De l’autre côté du miroir », « le bouquet d’après », « le pouvoir des sorcières », « inspiration »… on passe de surprises en émerveillement, de rêves en contes de fées.  Les parfums, les couleurs, les textures, les formes… tous les sens sont mis en éveil par une sélection unique de fleurs rares, inhabituelles ou inattendues.

Prenez le temps de flâner de fleur en fleur, de butiner de jardin en jardin… c’est une expo qui va vous faire du bien ! 

Pour en savoir plus : c'est par ici !

Publié le 02 juin 2017

Le sureau

fleurs de sureau à déguster
fleurs de sureau à déguster

Au bord des routes, au fond du jardin, en lisière de forêt, le sureau pousse partout et on le reconnait facilement à ses ombrelles de minuscules fleurs blanches. Les oiseaux en raffolent… nous aussi.

Le sureau et ses espèces

Il suffit de se promener dans la campagne pour en croiser. L’arbuste peut devenir grand, et fait parfois jusqu’à 5 mètres, notamment le sureau noir, le plus courant en Europe et reconnaissable à ses baies noires. Il pousse facilement : pourquoi ne pas en mettre un dans votre jardin ?

Il fleurit de mai à juin, en formant de belles petites ombrelles composées de toutes petites fleurs blanches à l’odeur douce et sucrée. Ensuite, viennent les baies, d’un pourpre presque noir, jusqu’à l’automne.

On trouve aussi le sureau rouge ou sureau des montagnes, le sureau hièble, le sureau du Canada… seul notre sureau noir fait des fruits comestibles… et délicieux.

Les délices de sureau

Très appréciées dans les pays nordiques, les recettes de sureau sont aussi une tradition de nos terroirs français.

Les fleurs comme les baies sont délicieuses. Les fleurs font un rafraîchissant et délicieux sirop, simplement infusées dans une eau bouillante, avec du sucre, et pourquoi pas un peu de citron.

Ses baies se dégustent cuites, en confiture ou en gelée, en vin, en vinaigre, à l’eau de vie… Elles aromatisent la bière ou le champagne, en toute simplicité.

Les bienfaits du sureau, pour la santé comme au jardin

Goût, santé ou au jardin… le sureau a tout bon.

Bon pour la santé, il est un bon anti-oxydant, riche en flavonoïdes, carotènes, vitamines 1, B6, C. Excellent pour la digestion, il aide à lutter contre les petits rhumes et les grippes de saison. Il stimule les défenses naturelles. Anti-inflammatoires, ses baies étaient traditionnellement appliquées en cataplasme sur les entorses et foulures. Dépuratives, ses fleurs sont laxatives et diurétiques.

Côté jardin, le sureau est très mellifère et attire nombre de butineurs, et les oiseaux raffolent de ses baies. Ses feuilles aident à la décomposition du compost.

Une fois réduit en purin, il a une action répulsive contre les parasites tels que les punaises et pucerons.

Ce ne sont pas là ces seules utilisations : elles sont nombreuses, et se transmettent localement depuis des siècles ! A vous de trouver la vôtre… 

Publié le 10 mai 2017

Les saints de glace  

gelées matinales
gelées matinales

Les rayons du soleil se font plus vifs, l’air est plus doux… les signes annonceurs des beaux jours sont là, et au jardin, il est tentant de commencer ses plantations. Attention, tout jardinier averti prendra la précaution d’attendre les saints de glace ! 

La tradition populaire

« Saint-Pancrace, Servais et Boniface apportent souvent la glace », « Quand la Saint-Urbain est passée, le vigneron est rassuré », « le soleil de Saint-Urbain amène une année de grand bien »… Depuis le Moyen âge, les nombreux dictons des saints de glace sont bien connus des agriculteurs, des jardiniers et des vignerons, et toujours bien écoutés.

En mai, le climat est encore changeant et la période est critique pour les céréales, les fruitiers, les plantations. Le risque de gel est encore présent de début mai à la fin mai, période représentée par Saint-Mamet, traditionnellement fêté le 11 mai, Saint-Pancrace le 12 mai, Saint-Servais le 13 mai. Suivent les petits saints de glace, pendant tout le mois : St-Boniface, Ste-Sophie… et Saint-Urbain clos la période le 25 mai.

Au Moyen Age, les fêtes religieuses traditionnelles célébrant les saints de glace étaient l’occasion pour les paysans de demander de fructueuses cultures, et de prier pour que le gel se termine une bonne fois pour toutes, et permette aux fleurs des fruitiers de s’épanouir, aux céréales de bien grandir. Depuis, cette période se transmet comme un savoir, et les saints marquent un rythme de la nature, un rythme qui se doit d’être respecté.

Suivant son climat, chaque région a ses propres saints de glace et ses propres repères. St-Georges le 25 avril, Saint-Eutrope le 30 avril, Sainte-Croix le 3 mai comptent quant à eux parmi les saints chevaliers ou cavaliers, invoqués par les vignerons dans tout le Sud de la France, des Landes à la Provence.

Certains expliqueraient les phénomènes par l’astronomie plus que par le climat.

Le calendrier lunaire et la Lune rousse

Saints de glace ou calendrier lunaire ? Certains jardiniers se basent davantage sur le calendrier lunaire, et la fameuse Lune rousse de la même période : elle commence à la nouvelle lune qui suit Pâques – le dimanche qui suit la pleine lune de printemps – pour aller jusqu’à la nouvelle lune suivante.

La période est elle aussi critique : les gelées ne sont pas terminées, et même si l’air n’est pas très froid, la terre l’est encore. Il arrive que les jeunes pousses et bourgeons gèlent, prenant une teinte rousse, d’où le nom de la lune.

A l’écoute de la nature

Sans véritable explication scientifique, vérifiable ou non, la croyance populaire a au moins l’intérêt de marquer des dates essentielles, et de rendre attentif à la nature. Saints de glace ou cavaliers, lune rousse ou phénomène astronomique… l’important au jardin, pour la bonne santé de ses cultures, est de respecter le rythme de la nature.

Chaque plante a ses propres besoins et sait s’adapter à son milieu. Exposition, situation, qualité de terre : chaque jardin est particulier et il n’y a pas de recette miracle. Apprenez à connaître votre jardin, prenez le temps d’observer, de comprendre, et surtout d’essayer ! Jardin d’ornement, jardin potager, jardin thérapeutique… votre jardin se fera un plaisir de vous montrer ce qui lui fait du bien.

Articles précédents :

21 avril 2017 | Chez Gaëlle, une terrasse de printemps

02 mars 2017 | Le mimosa

20 février 2017 | Le jardin : Ajouter de la vie

13 janvier 2017 | Les nombreuses vertus du gratte-cul

13 décembre 2016 | Prendre soin de ses poules avant l’hiver

05 décembre 2016 | Le mouvement Ecoé

19 novembre 2016 | En automne, soignez les oiseaux de votre jardin

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