Publié le 01 août 2017

La sagesse de l’arbre

C’est l’été : vous êtes bien, là, au frais, à l’ombre d’un arbre. Le bruissement de ses feuilles, la douceur de son écorce, l’odeur de ses frondaisons… l’arbre à beaucoup de choses à nous transmettre : quels sont ses secrets ?

L’arbre et sa symbolique

Des racines bien ancrées dans la terre, des branches qui courent vers la lumière, des feuilles qui s’envolent au vent… dans toutes les cultures et à toutes les époques, l’arbre est une incarnation de la sagesse.

En France, la légende veut que le roi Saint-Louis rendît justice sous un chêne du bois de Vincennes. Symbole de force et de solidité, il incarne aussi la majesté. Cela nous rappelle le fameux arbre à palabres africain : lieu de rassemblement de la communauté, c’est sous son ombre que l’on règle les conflits du village. C’est aussi là où l’on raconte les histoires, où l’on transmet le savoir aux enfants.

Symbolisant à la fois l’homme et l’univers, il rassemble dans sa verticalité les niveaux du cosmos : la terre, l’air, le ciel. Les énergéticiens le voient comme un lieu de rencontre pour les énergies telluriques.

L’arbre messager

Dans son cycle de vie, l’arbre est pratiquement autosuffisant : il n’a pas besoin de grand-chose pour se régénérer, saisons après saisons, cycle après cycle.

L’arbre sait surtout communiquer et envoyer des messages. La science a prouvé que les arbres savaient échanger entre eux, et communiquer par messages gazeux. Face à un prédateur qui viendrait brouter les feuilles d’un seul d’entre eux, certains acacias d’Afrique du sud ont montré qu’ils pouvaient alors tous, sur une même zone, changer la composition biochimique de leurs propres feuilles, pour les rendre impropres à la consommation.

Les arbres semblent aussi percevoir les ondes magnétiques, entendre les ondes sonores, toucher des ondes mécaniques : les arbres ressentent nos propres messages.

L’arbre qui soigne

L’arbre sait aussi nous soigner. Il purifie notre air contre la pollution, produit l’oxygène qui nous est vitale. Il protège et régénère le sol, il est un élément majeur du cycle de l’eau.

Communiquant, il sait aussi nous rassurer, nous apaiser, ou, au contraire, nous permettre d’exprimer nos peurs les plus profondes.

Au jardin thérapeutique, l’arbre n’est pas qu’un ornement. Il peut être nourricier lorsqu’il est fruitier – figuier, pommier, cerisier…-, il est rassurant, lorsque l’on sent sa force – châtaigner, olivier… -, il nous abrite sous son ombre – noyer, marronnier… -

Le voir, le toucher, le sentir, l’écouter, goûter ses fruits… l’arbre sait surtout stimuler nos sens pour nous faire sentir bien en vie : plantez des arbres dans votre jardin, vous plantez de la vie !

Un peu de lecture ? Retrouvez la vie secrète des arbres, de Peter Wohlleben, aux éditions Les Arènes, 1er mars 2017. 

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Publié le 25 juillet 2017

Découvrez le jardin thérapeutique de l’EHPAD du Château d’Eve

Le 23 juin, l’EHPAD du Château d’Eve, dans l’Oise inaugurait son jardin thérapeutique Terramie ! Une grande première pour notre conseillère Patricia Espi, qui, pour l’inauguration de son premier jardin a pu rencontrer Madame la sénatrice de l’Oise Laurence Rossignol, venue spécialement pour l’occasion.

 La qualité de vie des résidents comme projet de soin

Il y a deux ans, les résidents de l’EHPAD du Château d’Eve faisaient part de leur difficulté, à l’arrivée en EHPAD, à adopter le mode de vie de l’institution : « La plupart de nos résidents ont travaillé la terre toute leur vie, et nourrissent un lien très fort avec la nature » nous confie Beba Stojanovic, la directrice de l’établissement.

C’est alors que l’idée du jardin thérapeutique est apparue, comme un moyen d’intégration à un nouveau mode de vie, d’où la nature, le plein air et le travail de la terre ne seraient pas complétement absents. 

Conçu comme une alternative aux médicaments, le jardin thérapeutique du Château d’Eve a pour vocation d’offrir un espace de vie au grand air, un espace de vivre ensemble, contre le sentiment d’isolement. Il permet de renforcer les liens sociaux, familiaux et intergénérationnels, et surtout, de garder un lien avec le monde extérieur à l’institution. C’est une rupture avec un cadre médicalisé : « Les activités d’hortithérapie permettent de se sentir responsable de quelque chose, à nouveau utile. Le jardin thérapeutique permet aux résidents de garder pied avec la réalité […]. Il diminue l’anxiété, favorise l’estime de soi, et maintient l’autonomie » précise Patricia Espi, conseillère Terramie pour le Château d’Eve.

Un support non médicamenteux, accessible et apaisant

L’ensemble du jardin et ses activités sont accessibles aux personnes à mobilité réduite : les chemins sont stabilisés, larges, visibles, les jardinières sont surélevées pour permettre l’accès en fauteuil roulant. Les allées mènent à des massifs pour stimuler les sens, à des espaces d’hortithérapie, à des bancs pour le repos, à des installations musicales…

Des structures d’activité physique adaptées prennent leur place au jardin, pour encourager l’activité et préserver l’autonomie des personnes âgées le plus longtemps possible. Accompagnés par des professionnels, en douceur, les résidents peuvent travailler leurs membres supérieurs et inférieurs, la coordination et l’équilibre, le système cardiovasculaire, sans oublier l’aspect ludique des activités : panier de basket, cible, plateau de jeux…

Et le petit « plus » du jardin : les poules et les chèvres donnent de la vie à toute cette nature, et offrent des possibilités de pratiques de médiation animale.

Le suivi Terramie

L’EHPAD du Château d’Eve s’est tourné vers Terramie, le spécialiste du jardin à visée thérapeutique, pour donner vie à son projet. Patricia Espi a donc suivi et accompagné le projet du château d’Eve, dans la mise en forme des idées, la recherche de financements, la mise en place de formations de soignants à l’utilisation de l’outil jardin…

Souhaitant mettre en place une action spécifique pour le maintien des acquis de la personne âgée en institution au travers d’un aménagement environnemental, le jardin thérapeutique du Château d’Eve s’intègre dans le Schéma régional d’organisation Médico-sociale de Picardie : celui-ci préconise l’amélioration de l’accompagnement des personnes âgées en EHPAD. Porté par une politique de soutien au bien-être des personnes âgées, le jardin de l’EHPAD du château d’Eve a été inauguré par la maire de la Ville, Marie-Agnès Champault, en la présence et sous le Haut-patronage de Madame la sénatrice de l’Oise, Laurence Rossignol.

Et pour un jardin évolutif et pérenne, l’accompagnement Terramie c’est aussi une collaboration sur le long terme, dans le temps, avec les équipes soignantes, comme avec les résidents : certains d’entre eux sont « résidents pilotes », ils conseillent au quotidien sur la gestion du jardin. En plus de voir leur savoir valorisé, les résidents prennent une part active au jardin, ils participent à l’environnement qui est le leur.

Félicitations, Patricia, pour cette belle réalisation ! Nous souhaitons à toute l’équipe de très beaux moments dans ce très beau jardin… 

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Ils témoignent...

CLAUDINE, 32 ans, infirmière Diplômée d’Etat, travaille en unité de vie Alzheimer au sein d’un EHPAD

« J’ai été surprise de l’impact que le jardin a eu sur la qualité de sommeil de Louise. Cette mamie de 78 ans atteinte de la maladie d’Alzheimer avait des difficultés à s’endormir et à dormir toute la nuit. Dès qu’elle a commencé à sortir au jardin, elle a posé moins de problème pour se coucher le soir et a commencé à avoir un meilleur cycle de sommeil. On a donc réduit la prise de médicaments. »

MATHILDE, animatrice en PASA (Pôle d’Activités et de Soins Adaptés)

« Nous avons un monsieur qui est sujet à de régulières crises d’angoisse. Il peut même devenir violent. Il a compris qu’aller au jardin thérapeutique du PASA lui permettait de se calmer. Chaque fois qu’il sent l’angoisse monter, il sort et marche et marche encore. Il revient à l’intérieur, sa crise est passée. »

Jean-Claude, 58 ans

« Vous savez, quand on est touché par un cancer, on doit être fort mentalement pour accepter les protocoles, les effets secondaires, la fatigue… Moi, chaque fois que j’avais une séance de chimio, je m’arrangeais pour arriver à l’hôpital 30 mn avant. Ca me permettait de passer une demi-heure dans le jardin thérapeutique du CHU. Je me sentais relié à la nature, à la vie. Ca m’aidait à faire le plein d’énergie et à faire face. Je crois vraiment que ça m’a bien aidé à trouver la force de me soigner.  »