La musicothérapie selon Jean-François Labit

Publié le 18 novembre 2015

musique et tulipe
Une partition et une fleur

La musicothérapie selon Jean-François Labit

Depuis plus d’un demi-siècle, la musique est utilisée comme support thérapeutique : relaxation, bien-être, stimulation des processus cognitifs et de la créativité... les bienfaits de la musicothérapie sont nombreux. La médiation musicale peut être partenaire du jardin thérapeutique, leur convergence offre de nombreuses possibilités. Terramie s’est penchée sur l’approche de Jean-François Labit, musicothérapeute à l’hôpital Sainte-Marie de Rodez.

Parmi les techniques d’art-thérapie, la musicothérapie fait ses preuves depuis les années 40 et 50. Utilisée auprès des soldats, elle était alors connue pour soulager les traumatismes de guerre comme l’insomnie, la dépression, l’anxiété [1]... Elle trouve aujourd’hui une place à part-entière dans les milieux hospitaliers et médico-sociaux. Elle est largement utilisée en psychiatrie dans de nombreux troubles de la communication, en gériatrie et autres disciplines médicales - cancérologie, anesthésiologie, centres antidouleurs, gynéco-obstétrique...

En stimulant les émotions et les affects, en relaxant, en favorisant l’expression et la créativité, elle génère le bien-être et devient facteur de développement. Utilisée sous son versant « réceptif » comme dans les techniques psychomusicales, elle peut induit détente et relaxation. En technique « active », elle invite à travailler à partir de "l'agir sonore et musical"du souffle, de la voix, du chant, des pulsations et rythmes. Ce cheminement stimule la créativité, les capacités cognitives, les habiletés sociales et de communication, à l’image du jardin thérapeutique, notamment chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Musicothérapeute depuis plus de 25 ans à l’hôpital Sainte-Marie de Rodez, musicien-compositeur et concepteur de projets à médiation musicale, Jean-François Labit explore le langage musical dans sa dimension archaïque : l’impact des vibrations et des pulsations, de l’exploration des univers sonores... Il rappelle que la mémoire auditive se développe dès le 3e mois de vie intra-utérine : l’être humain est lié au son et à la musique dès sa conception. En utilisant les nombreuses possibilités thérapeutiques du son, Jean-François Labit multiplie les techniques et les associe au théâtre, à l’écriture, aux mime et expression corporelle, à la peinture... Pour former et informer, développer et animer des ateliers, soutenir des projets novateurs, il a créé Blue Note Concept et les Ateliers de la Note bleue.

Le jardin thérapeutique intègre lui aussi la dimension musicale et sonore. L’apaisement vient aussi du bruissement des feuilles, du souffle du vent dans l’arbre, le bruit de l’eau... La musique peut aussi être intégrée au jardin avec des sculptures sonores et des mobiles. Le jardin de vie est un véritable espace de plaisir, offrant l’occasion de découvrir des ateliers musicaux : fabrication de bâtons de pluie, de mobiles sonores ou de carillons de bois, concerts et écoutes en plein air...

En savoir plus sur Blue Note Concept : www.blue-note-concept.blogolink.com

Contact: bluenoteconcept12@orange.fr

[1] Source Article Musicothérapie Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Musicoth%C3%A9rapie

< Retour aux articles la santé au jardin