La santé au jardin 

Publié le 02 mars 2018

Les saisons, notre vraie nature

des perces-neige
Des perce-neige

Brrr… qu’il fait froid ! et dire que dans quelques mois, nous aurons peut-être beaucoup trop chaud… D’hiver en été, du printemps à l’automne, les saisons rythment nos vies et nous relient à la nature. Prenons-les du bon côté, les saisons sont notre vraie nature.

Que l’on préfère l’été pour son soleil, l’automne pour ses couleurs, l’hiver pour sa neige ou le printemps pour son vert tendre, toutes les saisons ont du bon, pour la nature comme pour nous. De manière consciente ou non, elles jouent sur nos humeurs et nos petits bonheurs, et elles ont un lien direct avec notre corps. Elles nous rappellent que nous sommes liés à la nature.

Ce que nous évoquent les saisons

Nous avons tous une histoire particulière avec les saisons. On peut apprécier l’été pour ses grandes vacances et ses soirées animées, l’automne pour ses après-midis pluvieuses à bouquiner, le printemps et ses balades, l’hiver pour les bonhommes de neige… quelque soit notre vécu, il y a du bon et du mauvais dans chaque saison, qui peut influencer l’humeur : autant voir le bon côté des choses !

Les saisons jouent un rôle pour la nature comme pour nous, il faut savoir en profiter. La nature nous influence, et c’est une source de bien-être.

Notre corps au fil des saisons

Le corps humain est particulièrement sensible aux changements de saisons. Il devra s’adapter, de saison en saison, aux nouvelles conditions dans lequel il vit : froid ou chaud, humidité et sécheresse, pollens et ions… le corps en est tout secoué ! Tout comme elles rythment la nature, les saisons rythment le corps.

Stockage des nutriments, production des hormones, stimulation des défenses immunitaires… chaque saison a son rôle et joue sur les fonctions physiologiques. Et ça joue aussi sur l’humeur !

L’hiver est connu pour être une saison plutôt risquée, et non, ce n’est pas seulement parce que vous risquez d’oublier votre écharpe. Pendant l’hiver, notre corps connait une baisse des défenses immunitaires, et se fatigue davantage pour lutter contre les conditions : notre corps nous rappelle que l’hiver, c’est fait pour se reposer. Ce qui vaut pour la nature vaut aussi pour nous.

C’est aussi le moment de l’année où l’on sera le moins exposé aux rayons du soleil, et ça, ça donne franchement un coup au moral. La dépression saisonnière est très connue des personnes météo-sensibles : en hiver, n’oubliez pas de sortir au maximum ! Profitez d’une activité physique en extérieur, respirez, oxygénez-vous. N’ayez pas peur du froid : couvrez-vous bien, l’air pur et glacial des montagnes est notamment connu pour ses bienfaits sur le système respiratoire.

Profitons des saisons !

Si les saisons sont bénéfiques pour le corps comme pour l’esprit, il est important de savoir profiter des saisons. Elles nous font sentir bien vivants, nous rappellent notre nature et notre rythme.

Ouvrez-vous aux saisons ! C’est au jardin que vous pourrez en profiter au maximum. Prenez le temps d’observer, de voir, de ressentir chacun des signes des saisons envoyés par la nature : les bourgeons du printemps, les feuilles d’automne qui tombent, les premiers flocons dans le potager… Et quel bonheur de connaître son jardin saison après saison, comme s’il renaissait à chaque fois !

Vivez votre jardin, saison après saison.

Publié le 15 février 2018

L’effet guérisseur de l’arbre, de Clemens G. Arvay

Une forêt sous la neige
Balade en forêt sous la neige

Après La vie secrète des arbres, dans lequel Peter Wollhenben explorait la richesse d’un monde végétal peu connu, Clemens G. Avray nous raconte comment les arbres nous font du bien… du moins pour ce qu’on en sait pour le moment : le lien entre la nature et l’homme pourrait être encore bien plus fort que ce que l’on en sait aujourd’hui !

Depuis toujours, les humains sont reliés aux arbres : les croyances, rites et symboles de toutes les cultures du monde lui ont laissé une place d’honneur . A partir de cette dimension essentielle de notre humanité, le biologiste Clemens G. Arvay a fouillé la littérature scientifique à la recherche de ce qui pourrait vérifier un lien physiologique comme psychologique.

Des bienfaits pour le système immunitaire

Des recherches américaines ont prouvé qu’il existait bien un lien curatif entre les arbres et les hommes, qui se basait principalement sur la communication et la stimulation de notre système humanitaire : après une journée passée en forêt, notre système immunitaire se serait développé de 30 % de cellules en plus, et 50 % de plus en deux jours, et à 50 % plus efficaces. Aux bienfaits physiologiques prouvés, les balades curatives en forêt sont de plus en plus prescrites par les médecins, à l’image du Shinryoku japonais, littéralement « balade en forêt ». Les effets positifs sur les cancers et les diabètes sont désormais avérés.

Des bienfaits pour l’esprit

Stimulation du système immunitaire, oxygénation des cellules, stimulation de la microcirculation… Ce qui fait du bien au corps fait aussi du bien à l’esprit. Comme tous les végétaux, les arbres savent toucher notre inconscient pour jouer sur sa corde sensible : Ils nous rappellent notre lien au vivant et à ce qui nous fait vivre, tout ce qui est contenu dans la biophilie, cet amour naturel que l’on a pour la nature.

Lutte contre l’anxiété, apaisement de l’esprit, amélioration de la concentration… l’auteur de L’effet guérisseur des arbres révèle le secret d’un savoir millénaire, et nous offre des petits conseils très concrets pour profiter des bienfaits de la nature, en forêt comme dans notre jardin.

Les références :

L’effet guérisseur des arbres, de Clemens G. Avray, Ed. Le Courrier du livre, 2016, 19,90 €

Publié le 12 janvier 2018

Le sapin

forêt de sapins
Une forêt de sapins

« Mon beau sapin, roi des forêts »… bien de saison, le sapin est tout un symbole : il garde comme un trésor l’odeur, la lumière, la beauté des jours de fête. Froid et piquant… on l’aime tellement !

Les différentes espèces de sapin

De la famille des pinacées, les sapins sont très nombreux. Sapin blanc, Nordmann, sapin de Vancouver, de Sibérie, Douglas… on les retrouve dans toutes les montagnes de l’hémisphère Nord, sous le genre Abies. Parfois, son très proche cousin Picea, comme l’épicéa, est communément assimilé au sapin. Les cèdres en sont également de proches cousins.

Les sapins apprécient les zones montagneuses de tout l’hémisphère nord : Nord des Etats-Unis, Canada, Europe centrale, pays baltes et pays nordiques, Sibérie…

Le sapin dans nos traditions…

Le sapin n’a pas attendu Noël pour faire partie de nos traditions ! Selon les mythologies et les cultures, le sapin est mystérieux - tradition celte-, ou fort – Grèce antique -. Il représente aussi l’espoir, l’élévation spirituelle ou encore le temps qui passe.

Du côté du soin, Il est surtout connu pour ses vertus bienfaisantes pour les voies respiratoires : le miel de sapin est notamment un excellent anti-inflammatoire, et antiseptique : c’est un incontournable de la tisane ou du grog d’hiver !

… et le fameux sapin de Noël !

Avez-vous bien placé vos souliers sous le sapin ? La tradition du sapin de Noël serait née en Alsace-Lorraine au XVIIe siècle. Auparavant, pour Noël, chaque région décorait son intérieur de végétaux très divers, suivant leur signification : houx, gui, aubépine, laurier… certains sont restés dans nos décorations traditionnelles.

La tradition s’est peu à peu répandue dans les pays germaniques, scandinaves et saxons, dans les cultures chrétiennes : depuis le Moyen-Age, les maisons chrétiennes décoraient déjà des arbres de Noël. Il semblerait également que les celtes associaient depuis longtemps l’épicéa à leurs rites du solstice d’hiver, pour sa symbolique de l’enfantement.

Nordmann ou Epicéa ? tous les ans s’ouvre le débat sur l’espèce qui aura le privilège de devenir notre beau sapin de Noël. Le premier a une odeur délicieuse, mais perd ses épines dès lors qu’on l’installe en intérieur, le deuxième est moins odorant, mais à l’avantage de bien supporter la chaleur de la maison.

Mais au fait, pourquoi installer son sapin en intérieur ?

Ecolo, le sapin de Noël ?

Ce qu’on aime, c’est surtout avoir l’arbre dans notre maison, pour sa belle odeur, pour sa verdure… Qu’ils soient en pot ou coupés, les sapins naturels restent préférés dans les foyers français.

Le saviez-vous : le sapin naturel, même coupé, reste plus écologique que les sapins artificiels, avec un impact environnemental moindre. Il est le plus souvent issu de sapinières nationales, absorbe du CO2, et, coupé, est biodégradable. En revanche, le sapin synthétique est fabriqué à partir de matériaux non renouvelables et de métaux lourds. Il est le plus souvent fabriqué en Asie, pour être revendu partout dans le monde.

L’impact environnemental du sapin synthétique est beaucoup plus grand que celui du sapin naturel ! Et le fait de ne pas en racheter tous les ans ne change rien : il faudrait le garder plus de 20 ans pour que l’impact sur le climat s’équilibre entre les deux.

Avec un impact moindre, il vaut mieux privilégier un sapin en pot : vivant, vous pourrez le garder, une fois les fêtes finies, sur un balcon, sous une véranda. En intérieur, tenez-le loin des sources de chaleur, et arrosez-le souvent. En extérieur, pensez à le rempoter au printemps… et pourquoi ne pas le planter dans le jardin ? Chaque année, vous pourrez profiter d’une belle décoration extérieure.

Et si vous utilisiez vos autres essences ? Rien n’oblige à choisir un sapin pour les fêtes ! Rendez le jardin féérique avec de magnifiques arbres de Noël : le moment de la décoration peut être en lui-même un beau moment de partage, au grand air.

Voilà une belle idée au jardin de vie : en institution médicalisée, en hôpital ou en EHPAD, sortir pour décorer le sapin peut être une activité stimulante et pleine de joie. Et sortir un petit peu tous les jours pour aller l’admirer est un bel objectif de balade ! 

Articles précédents :

19 décembre 2017 | L'Arbre de l'année 2017

14 décembre 2017 |

24 novembre 2017 | Atelier Terre et Son : au jardin thérapeutique, place à la musique

09 octobre 2017 | Zoom sur le Salon des expérimentations et des innovations solidaires, le SEIS

28 septembre 2017 | Témoignage : une journée Portes ouvertes aux Parentèles de Reims

06 septembre 2017 | Souvenirs de l’expo Jardins, au Grand palais

01 août 2017 | La sagesse de l’arbre

04 juillet 2017 | La médiation animale

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