La santé au jardin 

Publié le 03 juillet 2018

L’écosophie ou la sagesse de la nature, de Serge Mongeau

Dans le jardin
Dans le jardin

Militant en écologie politique et pour la simplicité volontaire, Serge Mongeau défend l’«écosophie », la philosophie d’une vie toujours liée à son environnement naturel. La nature n’est pas une ressource extérieure à l’homme, celui-ci doit reprendre son rôle au sein d’une interaction bienfaisante. Clair et passionnant, concret et actuel, le livre L’écosophie ou la sagesse de la nature montre comment la nature est liée à l’homme de manière symbiotique, et nous donne même quelques pistes pour retrouver ce lien.

La symbiose entre l’homme et la nature

Ecologiste, politologue, jardinier, écrivain… Serge Mongeau est aussi médecin : son approche du lien entre l’homme et la nature s’installe sur des bases physiologiques. L’homme a un besoin physiologique de nature, il lui est lié.

C’est en décrivant la relation qu’il entretien lui-même avec son jardin que l’auteur construit la vision d’une nature non pas extérieure à l’homme mais comme un processus global dans lequel il est inscrit. Mongeau choisit alors le mot de "symbiose", qui, en biologie, se définit comme une association biologique durable, et réciproquement profitable entre deux organismes d’espèces différents : homme et nature sont bénéfiques l’un a l’autre, inscrit dans un même processus.

Comment recréer un lien quelque peu oublié ?

Retrouver le lien… des propos sur le bonheur

A la suite de L’écosophie, un petit essai nous donne quelques pistes à explorer, pour un retour aux choses naturelles. Prendre le temps de vivre, prendre le temps des relations humaines, prendre le temps de jardiner, simplifier ses habitudes de consommations, s’investir dans des actions collectives… En essai sur le bonheur, la Belle vie pose les préceptes de la simplicité volontaire , un mode de vie précieux à Serge Mongeon.

l'Ecosophie ou la sagesse de la nature, par Serge Mongeau
L'écosophie ou la sagesse de la nature, par Serge Mongeau

Les références :   

L’écosophie ou la sagesse de la nature, de Serge Mongeau, aux éditions Ecosociété, paru en septembre 2017.

Publié le 02 mars 2018

Les saisons, notre vraie nature

des perces-neige
Des perce-neige

Brrr… qu’il fait froid ! et dire que dans quelques mois, nous aurons peut-être beaucoup trop chaud… D’hiver en été, du printemps à l’automne, les saisons rythment nos vies et nous relient à la nature. Prenons-les du bon côté, les saisons sont notre vraie nature.

Que l’on préfère l’été pour son soleil, l’automne pour ses couleurs, l’hiver pour sa neige ou le printemps pour son vert tendre, toutes les saisons ont du bon, pour la nature comme pour nous. De manière consciente ou non, elles jouent sur nos humeurs et nos petits bonheurs, et elles ont un lien direct avec notre corps. Elles nous rappellent que nous sommes liés à la nature.

Ce que nous évoquent les saisons

Nous avons tous une histoire particulière avec les saisons. On peut apprécier l’été pour ses grandes vacances et ses soirées animées, l’automne pour ses après-midis pluvieuses à bouquiner, le printemps et ses balades, l’hiver pour les bonhommes de neige… quelque soit notre vécu, il y a du bon et du mauvais dans chaque saison, qui peut influencer l’humeur : autant voir le bon côté des choses !

Les saisons jouent un rôle pour la nature comme pour nous, il faut savoir en profiter. La nature nous influence, et c’est une source de bien-être.

Notre corps au fil des saisons

Le corps humain est particulièrement sensible aux changements de saisons. Il devra s’adapter, de saison en saison, aux nouvelles conditions dans lequel il vit : froid ou chaud, humidité et sécheresse, pollens et ions… le corps en est tout secoué ! Tout comme elles rythment la nature, les saisons rythment le corps.

Stockage des nutriments, production des hormones, stimulation des défenses immunitaires… chaque saison a son rôle et joue sur les fonctions physiologiques. Et ça joue aussi sur l’humeur !

L’hiver est connu pour être une saison plutôt risquée, et non, ce n’est pas seulement parce que vous risquez d’oublier votre écharpe. Pendant l’hiver, notre corps connait une baisse des défenses immunitaires, et se fatigue davantage pour lutter contre les conditions : notre corps nous rappelle que l’hiver, c’est fait pour se reposer. Ce qui vaut pour la nature vaut aussi pour nous.

C’est aussi le moment de l’année où l’on sera le moins exposé aux rayons du soleil, et ça, ça donne franchement un coup au moral. La dépression saisonnière est très connue des personnes météo-sensibles : en hiver, n’oubliez pas de sortir au maximum ! Profitez d’une activité physique en extérieur, respirez, oxygénez-vous. N’ayez pas peur du froid : couvrez-vous bien, l’air pur et glacial des montagnes est notamment connu pour ses bienfaits sur le système respiratoire.

Profitons des saisons !

Si les saisons sont bénéfiques pour le corps comme pour l’esprit, il est important de savoir profiter des saisons. Elles nous font sentir bien vivants, nous rappellent notre nature et notre rythme.

Ouvrez-vous aux saisons ! C’est au jardin que vous pourrez en profiter au maximum. Prenez le temps d’observer, de voir, de ressentir chacun des signes des saisons envoyés par la nature : les bourgeons du printemps, les feuilles d’automne qui tombent, les premiers flocons dans le potager… Et quel bonheur de connaître son jardin saison après saison, comme s’il renaissait à chaque fois !

Vivez votre jardin, saison après saison.

Publié le 15 février 2018

L’effet guérisseur de l’arbre, de Clemens G. Arvay

Une forêt sous la neige
Balade en forêt sous la neige

Après La vie secrète des arbres, dans lequel Peter Wollhenben explorait la richesse d’un monde végétal peu connu, Clemens G. Avray nous raconte comment les arbres nous font du bien… du moins pour ce qu’on en sait pour le moment : le lien entre la nature et l’homme pourrait être encore bien plus fort que ce que l’on en sait aujourd’hui !

Depuis toujours, les humains sont reliés aux arbres : les croyances, rites et symboles de toutes les cultures du monde lui ont laissé une place d’honneur . A partir de cette dimension essentielle de notre humanité, le biologiste Clemens G. Arvay a fouillé la littérature scientifique à la recherche de ce qui pourrait vérifier un lien physiologique comme psychologique.

Des bienfaits pour le système immunitaire

Des recherches américaines ont prouvé qu’il existait bien un lien curatif entre les arbres et les hommes, qui se basait principalement sur la communication et la stimulation de notre système humanitaire : après une journée passée en forêt, notre système immunitaire se serait développé de 30 % de cellules en plus, et 50 % de plus en deux jours, et à 50 % plus efficaces. Aux bienfaits physiologiques prouvés, les balades curatives en forêt sont de plus en plus prescrites par les médecins, à l’image du Shinryoku japonais, littéralement « balade en forêt ». Les effets positifs sur les cancers et les diabètes sont désormais avérés.

Des bienfaits pour l’esprit

Stimulation du système immunitaire, oxygénation des cellules, stimulation de la microcirculation… Ce qui fait du bien au corps fait aussi du bien à l’esprit. Comme tous les végétaux, les arbres savent toucher notre inconscient pour jouer sur sa corde sensible : Ils nous rappellent notre lien au vivant et à ce qui nous fait vivre, tout ce qui est contenu dans la biophilie, cet amour naturel que l’on a pour la nature.

Lutte contre l’anxiété, apaisement de l’esprit, amélioration de la concentration… l’auteur de L’effet guérisseur des arbres révèle le secret d’un savoir millénaire, et nous offre des petits conseils très concrets pour profiter des bienfaits de la nature, en forêt comme dans notre jardin.

Les références :

L’effet guérisseur des arbres, de Clemens G. Avray, Ed. Le Courrier du livre, 2016, 19,90 €

Articles précédents :

12 janvier 2018 | Le sapin

19 décembre 2017 | L'Arbre de l'année 2017

14 décembre 2017 |

24 novembre 2017 | Atelier Terre et Son : au jardin thérapeutique, place à la musique

09 octobre 2017 | Zoom sur le Salon des expérimentations et des innovations solidaires, le SEIS

28 septembre 2017 | Témoignage : une journée Portes ouvertes aux Parentèles de Reims

06 septembre 2017 | Souvenirs de l’expo Jardins, au Grand palais

01 août 2017 | La sagesse de l’arbre

> Consulter les archives des articles Terramie sur la santé au jardin